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LES BÉKÉS DESPOINTES ENCORE UNE FOIS SOUTENUS PAR LA JUSTICE COLONIALE !

La semaine dernière, des trafiquants de lambi ont été très lourdement condamnés par le tribunal de Pointe-à-Pitre : deux ans de prison ferme pour l’un, un an pour l’autre, et 500 000 € d’amende.
L’enquête a duré 2 ans. Elle a révélé une filière bien organisée, où Carrefour Milénis figurait parmi les principaux acheteurs : 1 tonne et demie avait été achetée aux trafiquants, et revendue en promotion. Les autorités parlent de « tromperie », mais n’ont pas poursuivi les directeurs de l’hypermarché, Jean et Martin Despointes.
C’est quand même extraordinaire ! Ces mêmes békés ont retenu toute l’attention des juges quand ils se sont dits victimes de diffamation de la part de la CGTG. Ils ont obtenu que le syndicat soit condamné à leur verser 55 000 € pour avoir rappelé la vérité historique, à savoir que leur fortune provient « de la traite négrière, de l’économie de plantation et de l’esclavage salarié ».
Mais quand une enquête montre que les békés Despointes ont vendu en masse de la marchandise de contrebande, et dangereuse pour la santé, la « justice » ferme les yeux.
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BOYCOTTONS TOUS LES INTÉRÊTS DES BÉKÉS JEAN ET MARTIN DESPOINTES !

manif_1_recadréeSamedi 26 décembre, nous étions une cinquantaine à manifester devant le centre commercial Milénis. Ce sont les békés Despointes qui sont propriétaires de ce centre commercial, en particulier de l’hypermarché Carrefour. Aidés par des juges bien dociles, ces békés ont extorqué 55 000 € au syndicat CGTG, pour avoir rappelé la vérité dans un tract : « La famille Despointes a bâti toute sa fortune sur la traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salarié ».
Plusieurs organisations se sont rassemblées autour de la CGTG : le CIPN, le FKNG, Karésol Otorité politik, Combat Ouvrier et le journal Rebelle ! Grâce à la solidarité de nombreux travailleurs, en Guadeloupe mais aussi en France, 45 000 € ont déjà été collectés pour aider le syndicat.
Le 26 décembre, nous avons lancé une campagne de boycott pour toucher les Despointes au porte-monnaie. Nous avons distribué 5 000 tracts, et la plupart des automobilistes ont soutenu notre action. Très peu de clients sont allés à Milénis.
Vers 15h, les Despointes ont obtenu du préfet l’intervention des gendarmes mobiles, ceux qui sont en Guadeloupe pour soi-disant « lutter contre la délinquance ». Un responsable de la préfecture est venu nous demander de partir, en expliquant que « chaque seconde compte ». C’est sûr que pour les Despointes chaque seconde est précieuse, quand on sait qu’ils font 300 000 € de chiffre d’affaire chaque jour à Milénis.
Devinez le prétexte de la préfecture pour nous faire partir ? Allez, c’est facile… l’état d’urgence, bien sûr ! Il n’empêche que nous mènerons d’autres actions dans les semaines à venir, état d’urgence ou pas, pour exiger le remboursement des 55 000 € à la CGTG, et la révision de ce procès injuste !
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JISTIS KOLONYAL NOU PA KA PWAN SA !

En avril, la Cour d’Appel a confirmé et aggravé la condamnation de la CGTG face aux Békés Despointes, les patrons de Milénis, pour avoir écrit dans un tract que « les Despointes ont bâti leur fortune sur la traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salarié ». Les juges coloniaux veulent nous empêcher de dire cette vérité historique.
La CGTG doit payer 55 000 euros aux Despointes. L’État et les Békés espèrent ruiner la CGTG et ainsi éliminer ce syndicat. Pa lésé-sa fèt !
Le 6 octobre, tous devant le tribunal de Pointe-à-Pitre à 8h pour protester contre cette injustice !
Ci-dessous : manifestation du 5 décembre 2013 lors de la première audience du procès, avec un tribunal bloqué par les manblo.
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