GUYANE : LAGWIYANN DÉKOLÉ !

Depuis le 20 mars, la population se mobilise sur des barrages. Le principal syndicat de salariés appelle à la grève générale à partir du lundi 27.
En Guyane le chômage est massif, et atteint 40% chez les jeunes. Près d’un tiers de la population n’a pas d’eau ni d’électricité.
Et à côté de cette pauvreté, il y a le centre spatial qui garantit aux grosses entreprises françaises des profits stratosphériques.
LES TRAVAILLEURS ET LA POPULATION DE GUYANE ONT MILLE FOIS RAISON DE SE RÉVOLTER !
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GRÈVE À LA SOCIÉTÉ ROM : C’EST LE PATRON QUI EST UNE ORDURE !

Les employés de la société ROM (Ramassage des Ordures Ménagères) sont en grève depuis le dimanche 19 mars, jour et nuit.
En janvier ils avaient déjà fait grève pendant 13 jours pour faire respecter leurs droits. Ils travaillaient de 22h à 12h le lendemain, alors que la durée légale est de 5h50 par jour. Et le patron ne payait pas les heures supplémentaires !
Ils avaient signé un accord avec le patron, Camille Vaïtilingon, qui avait promis de payer 6 000 € à chaque salarié. Mais il n’a pas tenu parole.
Vaïtilingon est un magouilleur. Par exemple, il surfacture sept tonnes de déchets par jour à la commune de Capesterre-Belle-Eau parce que quand la collecte commence les camions sont déjà à moitié remplis. Il vole l’argent de la population !
Les autorités sont au courant, mais elles ne font rien. Alors que pendant la grève de janvier, 50 gendarmes étaient venus pour stopper la grève.
En plus, Vaïtilingon, est méprisant et raciste. Il insulte les travailleurs en les traitant de « ti négrillon, ti chyen ».
LES TRAVAILLEURS DE ROM ONT VRAIMENT RAISON DE FAIRE GRÈVE !

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IL Y A 50 ANS, L’AFFAIRE SRNSKY : UN RACISME « SANS PAREIL »

Srnsky était un blanc, propriétaire d’un grand magasin de chaussures à Basse-Terre qui s’appelait « Sans Pareil ». Le 20 mars 1967, il a lâché son chien sur Raphaël Balzinc, un cordonnier noir. Balzinc, un homme âgé et infirme, s’est retrouvé à terre et a été mordu.
Des travailleurs, des gens de la ville et des lycéens révoltés se sont rassemblés devant le « Sans Pareil ». En colère, ils ont saccagé le magasin et la voiture de Srnsky, qui a réussi à s’enfuir. Le lendemain, l’émeute a continué et les manifestants ont mis le feu.
La police est intervenue et il y a eu au moins 50 blessés. Dans ces années, en Guadeloupe, le racisme et les inégalités étaient encore plus forts qu’aujourd’hui, séquelles de la politique coloniale de la France. Deux mois après, ce sera le massacre de mai 67 dans les rues de Pointe-à-Pitre.
DEMAIN, LE 18 MARS 2017, À L’APPEL DE COMBAT OUVRIER, RASSEMBLEMENT DEVANT L’ANCIEN MAGASIN « SANS PAREIL ». RENDEZ-VOUS À 9H DEVANT LA MAIRIE DE BASSE-TERRE !
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